INTERVIEW: SONG BIN

 

 

 

À Chengdu, le brocart n’est pas simplement un textile.

Il porte la mémoire d’une ville intimement liée à la culture de la soie et témoigne d’une esthétique chinoise singulière, où la couleur, le motif, la matière et le geste artisanal composent un langage à part entière.

Pourtant, auprès des nouvelles générations, le brocart de Chengdu reste parfois associé à une image essentiellement patrimoniale : précieuse, ancienne, presque muséale, mais encore éloignée des usages et des aspirations du quotidien.

C’est précisément cette distance que SHUCHARM entend réduire.

Marque de Sichuan Tianyun Jincheng Arts & Crafts Co., Ltd., SHUCHARM place le brocart de Chengdu au cœur de son identité et le décline à travers des sacs, des accessoires, des objets créatifs, des créations de qipao sur mesure et des collections en soie de mûrier.

Mais la démarche va bien au-delà de la simple réinterprétation de motifs traditionnels.

La marque choisit de revenir à l’essence du savoir-faire : la soie de mûrier, le dégommage et la teinture, ainsi que le tissage au métier à navette. L’objectif est de préserver ce qui fait la singularité du brocart de Chengdu — ses nuances de couleurs, son éclat, son relief et son toucher — tout en lui offrant de nouveaux usages à travers le design contemporain.

Originaire de Chengdu, Song Bin, directeur général de SHUCHARM, porte cette vision avec une conviction simple : la transmission ne peut se limiter à conserver le passé. Elle doit permettre à une tradition de continuer à vivre.

Pour elle, transmettre un savoir-faire ne signifie donc pas seulement préserver une pièce ancienne ou reproduire un motif historique. C’est aussi créer les conditions pour qu’un patrimoine puisse continuer à être utilisé, désiré et réinterprété par les générations présentes.

 

 

Rencontre avec

Song Bin

 

Brocard 3

 

 

Pourquoi avoir choisi Chengdu pour créer une marque centrée sur le brocart de Chengdu ? Quelle était votre intention initiale ?

Je suis moi-même originaire de Chengdu. Nous avons choisi de créer SHUCHARM ici parce que le brocart de Chengdu fait naturellement partie du patrimoine culturel de cette ville. Il représente également une expression particulièrement importante de la culture chinoise de la soie.

Lorsque nous avons créé SHUCHARM, notre intention première n’était pas simplement de créer une marque utilisant des symboles issus de la culture traditionnelle.

Nous avons plutôt constaté que beaucoup de personnes avaient déjà entendu parler de ce textile, mais qu’elles ne connaissaient pas nécessairement ce qui fait sa véritable identité : ses couleurs, sa texture, son éclat ou encore son toucher.

Le cœur de SHUCHARM est ce que nous appelons « 蜀地炫彩 » — les couleurs éclatantes du Sichuan.

Nous souhaitons revenir au savoir-faire lui-même : préserver les nuances obtenues par la teinture, l’éclat naturel de la soie de mûrier et la texture créée par le tissage au métier à navette.

Puis, à partir de cette matière et de ces techniques, nous voulons créer des produits contemporains capables de faire entrer le brocart de Chengdu dans la vie quotidienne.

 

Qu’est-ce qui rend, selon vous, le brocart de Chengdu particulièrement unique et mérite d’être découvert par les générations contemporaines ?

À mes yeux, ce qui rend le brocart de Chengdu unique n’est pas seulement son histoire, ni même ses motifs traditionnels.

C’est avant tout la richesse de ses couleurs et son relief textile caractéristique.

Ces qualités sont le résultat d’une interaction complexe entre la préparation des fils, les proportions utilisées pour la teinture, la structure de la chaîne et de la trame et le tissage au métier à navette.

Il ne suffit donc pas de changer un motif ou de choisir un autre tissu pour obtenir le même résultat.

La meilleure façon de découvrir le brocart de Chengdu aujourd’hui est de le regarder, mais surtout de le toucher.

C’est en observant la profondeur et la douceur des couleurs, l’éclat de la soie de mûrier et la texture du tissu que l’on peut véritablement percevoir sa différence avec les textiles industriels ordinaires.

Le brocart de Chengdu possède une présence particulière.

Il faut le voir sous la lumière, mais aussi le prendre en main pour comprendre toute sa richesse.

 

Que représente aujourd’hui pour SHUCHARM le système de production et de savoir-faire développé par l’usine de brocart de Chengdu dans les années 1980 ? Quelles techniques souhaitez-vous absolument préserver ?

Ce système de production constitue l’une des bases essentielles de la transmission de SHUCHARM.

Ce que nous souhaitons transmettre n’est pas simplement un ancien motif, mais une logique complète de fabrication, ainsi qu’un ensemble de standards et d’expériences accumulés au fil du temps : de la préparation des fils au dégommage, à la teinture et au contrôle du tissage.

Pour le tissage, nous continuons à utiliser le métier à navette.

La manière dont ce métier fonctionne et le contrôle de la tension qu’il permet sont essentiels pour obtenir le relief et la densité caractéristiques du brocart de Chengdu.

Les métiers à pinces modernes peuvent naturellement améliorer considérablement l’efficacité de la production. Mais avec les exigences que nous avons aujourd’hui en matière de texture, ils ont du mal à reproduire exactement le même résultat.

Nous devons également préserver les recettes de dégommage et de teinture transmises au fil du temps, ainsi que l’ordre des différentes opérations et le contrôle des couleurs.

Je dirais que le métier à navette préserve la texture du brocart de Chengdu, tandis que le dégommage et la teinture préservent ses nuances et son éclat.

Ces deux dimensions constituent ensemble l’identité artisanale de SHUCHARM.

 

De la préparation et de la teinture de la soie de mûrier au tissage et à la fabrication du produit fini, quelle étape exige le plus d’expérience ?

S’il fallait choisir une seule étape, je dirais que le dégommage et la teinture demandent particulièrement beaucoup d’expérience.

Une légère variation dans les proportions, le temps de traitement ou l’état du fil peut modifier la profondeur, la douceur et les nuances de la couleur finale.

Mais la véritable difficulté de la production du brocart de Chengdu réside dans la coordination entre la teinture et le tissage qui suit.

Les fils teints doivent ensuite supporter la tension et les contraintes structurelles du métier à navette.

Un problème apparu lors d’une étape précédente peut parfois ne devenir visible qu’une fois le tissu terminé, lorsqu’il est déjà très difficile, voire impossible, de le corriger.

Ce travail ne peut donc pas être réalisé uniquement à partir de paramètres standardisés.

Il nécessite également une longue expérience de terrain, une capacité d’observation et une connaissance très fine de la matière.

C’est cette expérience accumulée qui permet de comprendre ce que le tissu « demande » à chaque étape.

 

Comment faire pour que les jeunes générations découvrent et apprécient réellement le brocart de Chengdu, plutôt que de le considérer uniquement comme un élément de patrimoine historique ?

Je pense qu’il ne faut pas commencer par leur parler uniquement d’histoire.

Il faut d’abord leur permettre de voir, de toucher et d’utiliser le brocart de Chengdu.

Nous développons donc des sacs, des accessoires et d’autres produits du quotidien afin que les jeunes puissent d’abord découvrir la beauté des couleurs et la texture en relief du textile.

Ensuite seulement, ils peuvent s’intéresser au dégommage, à la teinture, au tissage au métier à navette et à l’ensemble de la transmission artisanale qui se trouve derrière le produit.

Nous souhaitons également développer des visites d’atelier, des expériences de tissage et des collaborations avec des designers.

L’objectif est de montrer le parcours complet du textile : d’un simple fil de soie jusqu’au produit fini.

Une technique traditionnelle ne peut véritablement rester vivante que lorsqu’elle rencontre l’esthétique personnelle et la vie quotidienne des nouvelles générations.

Sinon, elle risque de rester uniquement un symbole historique conservé dans les musées.

 

Pourquoi avoir choisi le sac comme l’un des principaux vecteurs permettant au brocart de Chengdu d’entrer dans la vie contemporaine ?

Parce que le sac possède à la fois une dimension quotidienne, fonctionnelle et esthétique.

Historiquement, le brocart de Chengdu était davantage présent dans les vêtements cérémoniels, les pièces d’exposition ou les objets de collection.

Un sac peut, au contraire, être porté, utilisé et emporté partout.

Il permet également de mettre naturellement en valeur les couleurs et la texture du textile.

Le brocart de Chengdu passe ainsi d’un symbole culturel que l’on regarde à distance à un objet que l’on peut réellement posséder, porter et utiliser.

Mais le sac impose aussi des exigences très concrètes au textile : résistance à l’usure, stabilité de la structure, précision de la fabrication et qualité des finitions.

Cela nous oblige à étudier le brocart de Chengdu également du point de vue de l’ingénierie du produit.

Nous ne voulons pas que le textile soit simplement posé à la surface d’un produit comme un élément décoratif.

Nous souhaitons qu’il participe véritablement à sa structure, à sa fonctionnalité et à son design global.

 

À une époque où la production industrielle gagne constamment en efficacité, pourquoi conserver une part de fabrication artisanale ?

Nous ne pensons pas que toutes les étapes doivent nécessairement être réalisées à la main.

Nous ne pensons pas non plus qu’un produit fabriqué à la main possède automatiquement davantage de valeur.

L’industrie permet d’améliorer l’efficacité et la stabilité de la production.

Le travail manuel est particulièrement pertinent lorsque certaines étapes nécessitent de prendre des décisions en fonction de la matière elle-même.

Le brocart de Chengdu possède des motifs et des textures très spécifiques.

Pour certains produits, le choix de l’emplacement du tissu, l’alignement des motifs, la découpe, la mise en forme ou encore les finitions doivent être adaptés à chaque pièce.

Il est difficile de remplacer entièrement ces décisions par une chaîne de production standardisée.

La valeur du travail manuel ne réside donc pas simplement dans le fait qu’il soit plus lent.

Elle réside dans l’observation, le jugement et le contrôle exercés par l’artisan à chaque étape.

Cela permet de mieux préserver les motifs, la texture et les détails du textile, et contribue à la qualité ainsi qu’au caractère unique de certains produits.

 

Pourquoi continuer à privilégier la soie naturelle de mûrier et utiliser un système de teinture acide à base de matières premières végétales ? Quels défis techniques et économiques cela représente-t-il ?

Nous avons choisi la soie naturelle de mûrier parce que son éclat doux, son toucher et sa capacité à recevoir la couleur constituent une base essentielle de la qualité du brocart de Chengdu.

D’autres fibres peuvent produire un effet visuel similaire, mais il est difficile de reproduire complètement l’éclat et les nuances propres à la soie naturelle de mûrier.

Pour la teinture, SHUCHARM utilise un système de teintures acides adaptées à la soie et intégrant des matières premières d’origine végétale.

Lorsque nous parlons de « base végétale », nous faisons référence à l’origine de certaines matières premières entrant dans la formulation de la teinture.

Le terme « teinture acide » désigne quant à lui le mécanisme de teinture.

Les deux notions ne sont donc pas contradictoires.

Il ne s’agit pas non plus d’une teinture végétale traditionnelle obtenue directement par décoction de plantes.

Ce système doit permettre une bonne fixation sur la soie tout en offrant les nuances, la profondeur et l’éclat que nous recherchons chez SHUCHARM.

Il doit également garantir une solidité des couleurs suffisante pour un usage quotidien, notamment pour les sacs.

Notre objectif est donc d’augmenter autant que possible la proportion de matières premières d’origine végétale, tout en garantissant la qualité et les performances d’utilisation et en réduisant notre dépendance à des colorants entièrement issus de matières premières pétrochimiques.

Cela représente naturellement des défis techniques et économiques.

La soie naturelle de mûrier est une matière relativement coûteuse.

Les matières premières d’origine végétale peuvent également présenter des variations d’un lot à l’autre.

Le dégommage, la formulation des couleurs et la teinture nécessitent donc de nombreux essais et ajustements.

Mais ces investissements déterminent directement l’éclat, les couleurs et le toucher du brocart de Chengdu.

Ce sont donc des standards que nous ne souhaitons pas facilement réduire.

 

SHUCHARM utilise également, pour certains produits, du cuir synthétique en microfibre et du cuir tanné végétal. Comment abordez-vous la relation entre choix des matériaux et responsabilité environnementale ?

Avec ces matériaux, notre objectif est de trouver un équilibre plus adapté entre performance du produit, durée de vie et impact environnemental.

Par rapport au cuir traditionnel tanné au chrome, chacun de ces matériaux peut présenter certains avantages environnementaux dans des situations spécifiques.

Mais nous ne voulons pas pour autant considérer automatiquement l’un ou l’autre comme un matériau « écologique ».

Le premier avantage du cuir synthétique en microfibre est qu’il ne nécessite pas directement de peau animale, ce qui réduit la dépendance à l’approvisionnement en peaux brutes.

Ensuite, les matériaux en microfibre présentent généralement une épaisseur, des dimensions et une surface plus régulières.

Cela permet d’améliorer l’efficacité de la découpe et de réduire certaines pertes liées aux défauts ou aux formes irrégulières des peaux naturelles.

Enfin, les microfibres de qualité peuvent présenter une bonne résistance à l’usure, une bonne durabilité, une facilité d’entretien et une certaine stabilité des performances.

Elles peuvent ainsi contribuer à prolonger la durée d’utilisation réelle du produit.

Concernant le cuir tanné végétal, son principal avantage par rapport au tannage traditionnel au chrome est qu’il n’utilise pas de sels de chrome comme principal agent de tannage.

Cela peut contribuer à réduire certains risques liés à la gestion des eaux usées et des déchets contenant des métaux lourds.

Les tanins utilisés dans le tannage végétal peuvent provenir d’écorces, de bois ou de fruits.

Cette origine peut également contribuer à une meilleure traçabilité des matières premières.

Le cuir tanné végétal développe par ailleurs une patine naturelle avec le temps et peut être entretenu et réparé.

Prolonger sa durée de vie grâce à un entretien approprié constitue également une manière de réduire le gaspillage des ressources.

Pour SHUCHARM, le principe n’est donc pas de démontrer qu’un matériau est écologique simplement en citant son nom.

Nous souhaitons choisir les matériaux en fonction de la structure et de l’usage du produit, tout en prenant en compte la transparence de leur origine, l’efficacité de la découpe, leur durabilité, leur réparabilité et, finalement, leur durée de vie.

 

De la sélection des matières à la teinture, au tissage et à la fabrication des produits finis, quels sont aujourd’hui les principaux enjeux environnementaux auxquels SHUCHARM s’intéresse ?

Nous nous concentrons actuellement sur quatre aspects principaux.

Le premier concerne la transparence sur l’origine et la composition des matériaux.

Cela comprend l’origine de la soie naturelle de mûrier, la proportion de matières d’origine végétale dans les teintures acides utilisées, ainsi que les modes de production du cuir synthétique en microfibre et du cuir tanné végétal.

Nous souhaitons progressivement obtenir davantage d’informations auprès de nos fournisseurs, notamment des documents techniques, des rapports de tests et des données sur la composition des matériaux.

Le deuxième aspect concerne la teinture et les processus de production.

Tout en garantissant les couleurs nuancées et la solidité des teintures, nous cherchons à optimiser l’utilisation des colorants, de l’eau et des différents processus de production afin de réduire les consommations inutiles et les retraitements.

Le troisième concerne l’utilisation des matériaux.

Les dimensions relativement régulières des microfibres et des cuirs tannés végétaux permettent d’améliorer l’efficacité de la découpe.

Pour le brocart de Chengdu, nous cherchons à réduire les pertes grâce à une meilleure optimisation des découpes, à la production en petites séries et à la réutilisation des chutes.

Enfin, le quatrième aspect concerne la durée de vie des produits.

Le tissage au métier à navette permet d’obtenir une structure textile stable.

Nous cherchons également à choisir de manière adaptée le brocart de Chengdu, la microfibre ou le cuir tanné végétal selon les différentes parties du produit afin d’améliorer sa résistance dans la vie quotidienne.

À l’avenir, nous souhaitons également développer progressivement des services d’entretien et de réparation afin que les produits puissent être utilisés le plus longtemps possible.

Pour SHUCHARM, la durabilité n’est pas une étiquette déjà acquise.

C’est une démarche qui doit être améliorée sur le long terme.

Nous voulons que notre discours environnemental repose sur des matériaux réels, des informations vérifiables sur la chaîne d’approvisionnement et la durée de vie réelle des produits, plutôt que sur de simples concepts.

 

Pourquoi pensez-vous que le moment est venu de faire entrer le brocart de Chengdu sur les marchés internationaux ?

Les marchés internationaux accordent de plus en plus d’attention aux produits qui possèdent une véritable origine culturelle, des matériaux et des savoir-faire distinctifs ainsi qu’une histoire de marque clairement définie.

Cela crée de nouvelles opportunités pour le brocart de Chengdu.

Dans le même temps, nous avons commencé à transformer le textile : d’un produit essentiellement culturel ou destiné à être exposé, il devient un produit contemporain et fonctionnel, notamment à travers les sacs.

À travers notre participation à « 蓉尚巴黎·链动全球 », nous souhaitons que les consommateurs internationaux ne découvrent pas simplement un motif traditionnel chinois.

Nous voulons leur faire découvrir la soie naturelle de mûrier, les nuances de couleurs, la texture du tissage au métier à navette et l’ensemble du savoir-faire qui se trouve derrière le produit.

Mais l’internationalisation ne peut pas reposer uniquement sur une histoire culturelle.

Le design des produits, les standards de qualité, le positionnement tarifaire, les canaux de distribution et la capacité à adapter notre communication aux différents marchés sont tout aussi importants.

C’est donc à la fois une opportunité pour le brocart de Chengdu d’être confronté au marché international et une étape d’apprentissage pour nous : comprendre comment dialoguer avec des consommateurs issus de cultures différentes.

 

Si vous deviez collaborer avec des designers, des marques ou des institutions artistiques internationales, quel type de rencontre interculturelle aimeriez-vous créer ?

Nous ne souhaitons pas simplement ajouter le nom d’un designer international à un produit existant.

Nous ne voulons pas non plus juxtaposer superficiellement un design européen et des motifs traditionnels chinois.

Nous souhaitons que le brocart de Chengdu participe à la création internationale en tant que savoir-faire et matière à part entière.

SHUCHARM peut apporter la soie de mûrier, les couleurs nuancées, la texture du métier à navette et l’expérience du tissage traditionnel.

Nos partenaires internationaux peuvent, de leur côté, apporter de nouvelles structures, de nouveaux usages et de nouvelles manières de raconter les produits.

Nous pouvons partir ensemble de la matière et du savoir-faire pour développer des produits ou des œuvres véritablement nouveaux.

Nous souhaitons également que ces collaborations respectent l’origine du savoir-faire et la propriété intellectuelle.

Notre ambition est que le public international ne considère pas le brocart de Chengdu comme un simple symbole oriental regardé avec curiosité.

Nous voulons qu’il puisse être reconnu comme un langage textile capable de participer au design contemporain et de dialoguer à égalité avec d’autres cultures.

 

Si vous deviez présenter SHUCHARM au monde en une seule phrase, que diriez-vous ?

« SHUCHARM, à partir de la texture originelle du brocart de Chengdu héritée de la tradition, tisse les couleurs éclatantes du Sichuan pour faire découvrir au monde la lumière de la soie chinoise. »

Cette phrase résume finalement notre vision.

Nous voulons préserver une matière, un geste et une mémoire, tout en leur offrant de nouveaux usages et de nouveaux publics.

De Chengdu à l’international, le brocart de Chengdu n’a pas vocation à rester figé dans le passé.

Il peut continuer à évoluer, à être porté, touché, utilisé et réinterprété.

Une tradition ne reste véritablement vivante que lorsqu’elle continue à créer du désir dans le présent.

Et c’est peut-être là le véritable enjeu de SHUCHARM : ne pas seulement préserver l’héritage du brocart de Chengdu, mais lui donner les moyens d’écrire son prochain chapitre.

 

Brocard 2

 

 

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