UNGARO × La Grande Odalisque

 

 

Pour la collection Femme Printemps–Été 2026, la Maison UNGARO propose un voyage sensoriel et culturel, porté par le regard sensible et la vision humaniste de son directeur artistique, Kobi Halperin.

Point de départ : La Grande Odalisque d’Ingres, découverte au Louvre. Ce chef-d’œuvre devient le fil conducteur d’une collection à la fois éclectique, solaire et profondément féminine, où l’art dialogue avec la mode et l’émotion.

 

 

De Paris à l’Orient :

 

La collection se déploie comme un itinéraire imaginaire : de Paris à la Turquie, de l’Égypte à un Orient rêvé. Une rencontre fluide entre l’élégance parisienne et des influences culturelles multiples, librement entremêlées.

Cette idée de voyage se prolonge jusque dans la mise en scène, avec un shooting réalisé au marché aux puces de Paris. Un lieu vivant, imparfait et chargé d’histoires, en écho à l’esthétique de la collection, où le temps laisse son empreinte.

 

Ungaro x Odalisque 2

 

Imprimés, broderies et couleurs racontent une histoire de lumière et de matière. Les teintes semblent baignées de soleil, comme légèrement fanées par le temps, évoquant des tissus exposés à l’air libre.

Même les imprimés animaliers se font plus subtils, volontairement adoucis. Rien de criard ici : la beauté naît de la patine, de l’altération, de l’imperfection. Une esthétique sensible, où le vécu devient un véritable langage visuel.

La collection ne se contente pas de citer une œuvre : elle invite à entrer dans une scène, une époque, une atmosphère. La femme UNGARO Printemps–Été 2026 évoque l’odalisque d’Ingres — séduisante, sophistiquée, mystérieuse — tout en incarnant une féminité moderne, libre et assumée.

Avec cette collection, UNGARO propose bien plus qu’une garde-robe : une invitation à l’émancipation, à une sensualité consciente et à la liberté d’être soi, dans toute sa complexité.

 

 

Interview avec

Kobi Halperin

 

Ungaro x Odalisque 3

 

Quelle a été l’inspiration principale de cette collection ?

J’ai visité le Louvre et j’ai vu La Grande Odalisque*. J’ai été immédiatement attiré par cette œuvre et par tout l’univers de l’orientalisme qu’elle évoque. Pour moi, il s’agissait de créer une collection très éclectique, mêlant l’esprit parisien à différentes cultures.

C’est comme un voyage qui commence à Paris, passe par la Turquie, puis l’Égypte. La collection débute au Louvre, mais je l’ai ensuite transportée dans un shooting photo réalisé au marché aux puces de Paris.

 

Comment décririez-vous le travail sur les couleurs et les matières ?

Les imprimés, les broderies, les couleurs… même les couleurs racontent une histoire. Elles donnent l’impression d’avoir été exposées au soleil, d’avoir vécu à l’extérieur. Elles sont légèrement atténuées, comme embrassées par le soleil. C’est toujours très coloré, mais avec un effet plus doux, plus patiné. Même les imprimés animaliers sont plus discrets, moins éclatants. Ils semblent avoir été altérés par le temps, et c’est justement cela qui crée leur beauté.

 

Quel lien faites-vous entre la peinture et la mode ?

Je suis très inspiré par les expositions d’art. Pour moi, c’est comme une peinture, mais en même temps une invitation à entrer dans une scène de film. Il s’agit de plonger dans une époque, de ressentir une atmosphère, une émotion. La peinture est magnifique, mais ce qui m’intéressait surtout, c’était de faire partie de ce moment : cette femme dans le harem, séduisante, sophistiquée et mystérieuse.

 

Quelle est votre vision de la femme à travers vos créations ?

J’avais envie de l’habiller, parce que je crois que la mode nous rend parfois plus exposés, presque plus nus, que lorsque nous ne portons rien. On peut apprendre beaucoup sur une personne simplement en regardant ce qu’elle porte. Il y a un véritable pouvoir dans la mode, car elle crée une émotion, une présence.

 

Quel message souhaitez-vous transmettre aux femmes d’aujourd’hui ?

J’ai énormément de respect et d’amour pour les femmes. Ce qui m’intéresse, c’est de célébrer qui elles sont et de leur permettre de devenir ce qu’elles souhaitent être. Si une femme veut être plus sexy, elle peut l’être. Si elle veut être plus modeste, elle le peut aussi. Il s’agit de jouer avec son identité.

 

Quelle place occupe la mode dans cette liberté ?

Les femmes sont aujourd’hui suffisamment confiantes pour choisir ce qu’elles veulent être. Elles peuvent utiliser la mode pour jouer les rôles qu’elles désirent. Mais au final, ce ne sont pas les vêtements qui sont importants : c’est la personne qui les porte. Les vêtements ne définissent pas la femme, ils accompagnent ce qu’elle est.

 

Ungaro x Odalisque 4

 

 

Interview: Wendy

Rédaction: Hervé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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