Sit-in

Image mise en avant - Sit-in

Depuis sa première ouverture en 1980, le concept store L’Éclaireur bouscule les frontières entre la mode, le design et l’art de vivre. La nouvelle exposition « Sit-in » transforme ce lieu dans un dialogue entre les chaises.

L’Éclaireur est toujours la non-conventionalité. L’esprit de son fondateur Armand Hadida est essentiel: « Nous sommes tous les résultantes d’un mélange d’influences. Ensemble, nous décidons de réinventer une mythologie moderne, futuriste, sans limites. À ce titre, nous nous revendiquons comme des créatures hybrides. Nous ne connaissons pas de frontières.»

CEO du groupe L’Éclaireur Michael Hadida lance actuellement le projet the Norm. The Norm a pour motivation de redéfinir les valeurs du luxe aujourd’hui. À travers l’artisanat et le savoir-faire, le projet the norm souhaite encourager les initiatives positives et mettra ainsi en scène un corpus de designers éco-responsables faisant du respect de l’environnement l’ADN de leurs créations.

Dans ce cadre, Amine Amharech, le nouveau directeur artistique des évènements art et design du groupe L’Éclaireur, nous invite dans cette exposition « Sit-in ». Une collection de vingt sièges révèle comment la chaise a interrompu, fait écho, subverti et complété la vie moderne.

Sit-in

Amharech a analysé chaque œuvre en sous-catégories de matériaux, de tendances, de technologies et d’ergonomie pour raconter les manières spécifiques dont la chaise personnifie l’air du temps.

Sit-in 2 2

Cette exposition est une chronologie partant du duo de Le Corbusier et de Pierre Janneret des années 1950 et arrivant à d’éminents architectes en exercice tels que Zada Hadid studio.

« Sit-in » présente des artistes d’Europe, du Moyen-Orient et d’Amérique dont l’unisson sert d’espace de méditation sur ce qui est assis en nous et ce qui nous retient.

Les choix de la collection nous montrent comment les matériaux utilisés par les architectes et les designers modernes peuvent téléporter une œuvre d’art à travers le temps et l’espace.

Ces chaises ainsi que leurs prédécesseurs dans l’exposition incarnent une préoccupation de conception consistant à fusionner ce qui est considéré par le canon comme moderne et ce qui a été considéré comme traditionnel.

De même, la chaise à dossier long du français du xxe siècle, de Thevenin de 1985, utilise le fer forgé et le cuir de telle manière qu’elle pourrait être un arrière-petit-fils du tabouret à dossier médiéval.

L’utilisation par Paul Evans d’un tissu texturé contre un lourd trône taillé en bronze du modèle pe105, 1970 nous rappelle l’ambiance gothique palpitante des châteaux, avec de longues tables et des chaînes qui nous rappellent les contes de fées et leur esprit de romance.

La chaise Stanza fait référence au début de la civilisation humaine avec sa maçonnerie en pierre et sa hauteur de feu de camp.

Bien que la plus jeune de l’exposition, la chaise Polirock conçue par le studio Grymsdykefarm en 2022, est un artefact rétro. La pièce se lit comme la silhouette d’un tabouret de chambre en bois incrusté dans la roche comme le calcaire qui a composé les coquillages et raconte l’histoire du temps.

Alors que la z chair 2011 de Zaha Hadid peut sembler contredire la tradition trouvée dans les pièces susmentionnées de l’exposition. Même dans son appareil moderne et élégant, la chaise z se déplace également dans un geste calligraphique ancien. La chaise Z et le canapé Moraine de forme glaciale de Zaha Hadid commandés en 2000 sont conçus pour des fonctions utilitaires ergonomiques ainsi que pour la grâce esthétique.

Tout au long de l’exposition, nous voyons des styles artistiques transmutés en chaises. Jonas Fernando incarne le minimaliste d’aujourd’hui qui équilibre les lignes pures et la liberté. La chaise Aria de Paul Mathieu aux formes organiques est en dialogue avec l’envie actuelle de retourner chez nous aux côtés de la nature. Le lit / chaise, rouge vif conçu en 1955 par Osvaldo Borsani est moelleux et anguleux comme un nu féminin allongé de l’un des intérieurs de matisse.

S’appuyant sur la fonction utilitaire de la chaise et le but ultime de se rapprocher d’un corps, Amharech inclut des moments dans l’exposition « Sit-in » où le public est vu.

L’objectif est d’illustrer à travers la chaise comment la définition de l’architecte moderne est complexe, illimitée et omniprésente.

Sit-in 3

Proposition de lecture :  https://www.airsdeparis.fr/focus/art-in-movement/

AIRS DE PARIS

Contact : airsdeparis2@gmail.com

Média reconnu par la Commission Paritaire de Publication et Agence de Presse

Copyright 2022 - Airs de Paris - Tous droits réservés