La Liste

Enfin une application indispensable : Le guide des voyageurs internationaux du XXIème siècle ! Issue d’une compilation de centaines de guides et de millions d’avis en ligne, fondé sur une méthodologie transparente, l’application « La Liste » est devenue la référence en matière de sélections gastronomiques mondiales qui s’adresse aux voyageurs internationaux.

Le classement « La Liste » reflète le grand dynamisme de la gastronomie à l’échelle mondiale avec des restaurants émergents d’une année à l’autre. Au-delà des 1000 meilleurs restaurants sélectionnés dans son classement, La Liste propose également sur son application, plus de 16 000 bonnes adresses dans 180 pays. Pour la quatrième année consécutive, Guy Savoy est en tête de La Liste, désigné encore comme le « meilleur restaurant du monde ». La Liste, est présidée par l’ancien ambassadeur de France, Philippe Faure. Airs de Paris les rencontre en exclusivité.

Que pensez-vous de La Liste ?

Guy Savoy : On est à la quatrième édition de « La Liste » ! Aujourd’hui, 620 sources où sont captés les avis montrent qu’autour de la planète, il y a un véritable mouvement autour des cuisines et de la gastronomie. C’est d’abord cette représentation qu’il faut retenir sachant qu’en quatre ans, a eu lieu des évolutions concernant certains pays avec une nette accélération. « La Liste » est précisément un accélérateur, on le constate en regardant les images du lancement en Asie, il y a un engouement formidable ! L’intérêt est en fait planétaire. Je suis convaincu que la France a su ouvrir la première la voie puisque bon nombre de cuisiniers étrangers ont évolué en se formant ou en se perfectionnant dans notre pays. Lorsque je suis à l’étranger, je rencontre toujours un cuisinier qui est passé par nos cuisines françaises, qui les aime et qui continue à en assurer la promotion. Je suis certain que « La Liste », est une « éclaireuse » ; elle a compris le mouvement grandissant, à l’exemple de Gault et Millau dans les années 1970. Je suis ravi d’être encore cette année le lauréat. La planète entière s’intéresse aujourd’hui à la cuisine. Elle est désormais un outil culturel.

Pourquoi, un autre guide gastronomique ?

Philippe Faure : Nous avons essayé de faire un classement des 1000 meilleurs restaurants. Cela nous intéressait à faire un classement objectif, transparent et neutre, sans envie d’être favorable à certains. Tous les guides ne se valent pas (magazines, blogs, articles…). On a interrogé les restaurateurs pays par pays pour les sonder sur ce qui compte chez eux. En France, la référence, c’est le guide Michelin. En Suisse, c’est l’inverse : le guide Gault et Millau a plus d’importance que le Michelin. On a gardé cette notation donnée par les restaurateurs et on a pris les notes données par les guides à ces restaurateurs. Nous n’avons pas reçu de contestations quant à la légitimité de la méthode utilisée. Le New York Times nous a félicités pour le fait qu’il n’y ait pas d’intérêts financiers ni étatiques. Nous nous sommes d’abord appuyés sur 5000 restaurants pour trouver les 1000 premiers. C’est une sorte de synthèse de tous les guides. Grâce à l’application, avec une géolocalisation, chaque restaurant est renvoyé à l’article du guide initial qui l’a cité. Cela remet en cause l’influence que peut avoir le guide Michelin sur des restaurants où la clientèle se réfère uniquement au nombre d’étoiles. La perte d’une étoile Michelin pour un restaurant excentré peut se traduire par une baisse de 30% de clientèle, surtout si elle est internationale. Ce qui est intéressant, c’est que l’influence du guide Michelin est inégale dans l’espace. Michelin a par exemple, une très faible influence sur un restaurant à Tokyo. En revanche ce qui compte, c’est la présence médiatique dans les journaux et magazines japonais. De même aux Etats-Unis où avoir une rubrique dans le New York Times vaut cent fois une très bonne note au guide Michelin !

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