Les 26 et 27 août 2026, le stade Roland-Garros a accueilli une nouvelle édition de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), organisée par le Mouvement des entreprises de France (MEDEF).
Pour cette édition 2026, la REF s’est tenue dans un contexte particulièrement important pour la France et l’Europe.
À moins d’un an des prochaines échéances électorales, dans un environnement marqué par les incertitudes économiques, géopolitiques et sociales, les échanges ont placé au centre des débats une valeur devenue essentielle : le courage.
Le courage comme moteur de l’action
Produire, investir, recruter, former, innover, entreprendre ou encore réformer : derrière ces verbes se trouve une même volonté, celle de ne pas céder au renoncement.
La REF 2026 a ainsi proposé une réflexion sur la capacité de la France à retrouver confiance en ses entreprises, ses entrepreneurs et ses forces vives.
Dans un monde confronté à de profondes transformations, la question n’est plus seulement de savoir comment accompagner le changement, mais aussi comment choisir collectivement la direction à prendre.
Pour les entreprises, cette transformation implique de continuer à investir, à créer de l’emploi et à développer de nouvelles compétences, tout en répondant aux grands défis contemporains : transition écologique, transformation numérique, intelligence artificielle, compétitivité et souveraineté économique.

Femmes du MEDEF : le leadership féminin
La question de l’entrepreneuriat et du leadership féminin a occupé une place importante lors de la REF 2026, à travers les initiatives portées par le réseau Femmes du MEDEF, présidé par Patricia Vialle.
Le 27 août au matin, une rencontre consacrée aux femmes dirigeantes a réuni entrepreneures, responsables économiques et personnalités publiques autour d’un dialogue et d’une table ronde, avec notamment la participation d’Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité, ainsi que Véronique Louwagie, maire de L’Aigle et ancienne ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat et des PME….
Dans un environnement où les entreprises doivent attirer de nouveaux talents, développer de nouvelles compétences et inventer de nouveaux modèles de management, la diversité des parcours, des expériences et des formes de leadership constitue une véritable richesse. Elle permet aussi de mieux comprendre les transformations de la société et d’imaginer des organisations plus agiles, plus inclusives et davantage ouvertes à la diversité des talents.
Encourager les femmes à entreprendre et à accéder aux responsabilités ne relève donc pas seulement d’un enjeu de représentation. C’est aussi un choix pour l’avenir de l’entreprise. Des entreprises plus ouvertes et plus diverses sont mieux armées pour accompagner les mutations économiques et sociales à venir, mais aussi pour construire de nouveaux modèles de leadership.
À travers Femmes du MEDEF, le leadership féminin apparaît ainsi non comme un sujet à part, mais comme une dimension à part entière de l’entreprise de demain.

Le MEDEF Outre-mer, la force de la diversité
À la REF 2026, les territoires d’Outre-mer ont rappelé qu’ils constituent une composante essentielle de la richesse, de la diversité et du rayonnement du modèle économique français.
Forts de leurs spécificités géographiques, culturelles et économiques, les territoires ultramarins apparaissent également comme de véritables laboratoires d’innovation et d’attractivité.
Tourisme, culture, gastronomie, économie locale ou encore valorisation des ressources naturelles : autant de secteurs qui offrent de nouvelles perspectives de développement et renforcent leur potentiel à l’international.

La présence du MEDEF Outre-mer à la REF 2026 a ainsi permis de révéler les forces et les singularités des économies insulaires, tout en soulignant la nécessité de renforcer les échanges et les coopérations entre l’Hexagone et les territoires ultramarins.
Karine Crève-Cœur, présidente de Caraïbes Incentive, a présenté les perspectives de développement touristique de la Guadeloupe ainsi que l’évolution des attentes des visiteurs internationaux.

« La Caraïbe attire beaucoup de touristes actuellement et nous espérons franchir le seuil du million de visiteurs, toutes catégories confondues : croisiéristes, touristes arrivant par avion, visiteurs de loisirs, etc. L’attractivité des Outre-mer repose autant sur leurs paysages que sur leur identité, leurs savoir-faire et leur capacité à créer de nouvelles expériences.»
Des Caraïbes au Pacifique, de l’océan Indien à l’Atlantique, les territoires ultramarins sont pleinement acteurs de l’économie française et participent à son attractivité, à sa créativité et à son rayonnement international.

Cette dynamique repose également sur l’engagement de partenaires qui accompagnent concrètement les entrepreneurs et les projets ultramarins.
La BRED Banque Populaire, partenaire du MEDEF Outre-mer, s’inscrit dans cette démarche en apportant son soutien au développement économique et à l’accompagnement des acteurs des territoires.

French Touch : un potentiel à développer à l’international
À l’occasion du REF, le groupe Elior met à l’honneur plusieurs produits emblématiques de la French Touch : la French Brioche et l’eau minérale naturelle 808.
Derrière ces produits se trouve une ambition simple : faire voyager le goût, les traditions et le savoir-faire français au-delà des frontières.
La French Brioche et la French Baguette sont ainsi pensées comme des ambassadeurs accessibles de la boulangerie française. Inspirées des recettes et des traditions hexagonales et élaborées à partir d’ingrédients soigneusement sélectionnés, elles véhiculent une image de la France à la fois authentique, conviviale et immédiatement identifiable.
Autre produit phare présenté par Elior : l’eau minérale naturelle 808, dont le nom fait référence à sa source située à 808 mètres de profondeur. Issue du massif de la Sainte-Victoire, elle s’inscrit elle aussi dans cette volonté de valoriser un patrimoine et un savoir-faire français à l’international.
Louis Pezza, responsable de l’export souligne :

« Beaucoup d’étrangers sont attirés par le Made in France. Aujourd’hui, on constate que, dans les boutiques de souvenirs, les visiteurs recherchent de plus en plus des produits qui représentent véritablement le savoir-faire et le patrimoine français. C’est dans cette démarche que la groupe Elior s’inscrit : elle a à cœur de préserver et de valoriser le patrimoine français en proposant des produits entièrement fabriqués en France, issus du savoir-faire français, puis distribués à l’étranger. »
Cette approche ouvre ainsi une réflexion plus large : comment transformer l’image de la French Touch en véritable force économique et culturelle à l’international ? Au-delà de la mode et du luxe, la gastronomie, le patrimoine, les produits régionaux et les savoir-faire artisanaux constituent autant de vecteurs pour faire rayonner une identité française contemporaine.
La French Touch pourrait ainsi devenir non seulement une signature, mais un véritable langage universel pour raconter la France et ses savoir-faire au monde.
Made in France, et plus encore
Autre focus de la REF 2026, Maison Nicolas a présenté son produit phare : un apéritif sans alcool, qui illustre l’évolution des habitudes de consommation et l’intérêt croissant pour de nouvelles façons de vivre les moments de convivialité.
Référence historique de la distribution de vins en France, Maison Nicolas défend une approche où le produit ne se limite pas à sa consommation. Vin ou apéritif, il devient une invitation au voyage, à la découverte, au partage et à l’expérience.
Si l’ancrage français demeure au cœur de son offre, la maison valorise également les produits fabriqués en France tout en restant ouverte aux savoir-faire et aux productions d’autres pays européens. Une démarche qui accompagne les nouvelles attentes des consommateurs, de plus en plus attentifs à la qualité, à l’origine des produits, mais aussi à leur expérience de consommation.
Xavier Leclerc, directeur réseau, explique :

« Chez nous, par exemple, tous nos produits sont français. Si l’on prend celui-ci, nous sommes bien sur du “Made in France”. Nos vins sont également français, avec notamment une vingtaine de propriétés au sein du groupe Castel.
Nous favorisons véritablement la viticulture française et nous sommes pleinement engagés dans cette démarche. Mais il faut aussi savoir s’ouvrir à l’Europe. Aujourd’hui, les consommateurs voyagent facilement et aiment parfois retrouver, à travers les produits qu’ils dégustent, les souvenirs de leurs vacances. Cela peut notamment se traduire dans les accords mets-vins.
On peut tout à fait proposer des vins italiens, espagnols ou portugais, à condition qu’ils répondent toujours à un critère essentiel pour nous : une très grande qualité. C’est avant tout ce que nous recherchons.
Notre objectif est donc de proposer cette qualité à nos clients et de nous assurer que chaque produit leur offre une véritable expérience, synonyme de plaisir et de découverte. »

Du Made in France à l’ouverture européenne, Maison Nicolas illustre ainsi une tendance de fond : consommer français tout en restant curieux du monde.
Le produit devient alors un véritable vecteur de rencontre entre les cultures. Un vin peut raconter un terroir, évoquer un paysage ou réveiller un souvenir de voyage ; un apéritif sans alcool peut, lui aussi, réinventer les moments de convivialité et répondre à de nouvelles attentes.
Dans un monde où les consommateurs voyagent davantage et recherchent des expériences toujours plus diversifiées, l’art de vivre français peut ainsi continuer à rayonner sans se refermer. Préserver son identité, valoriser ses savoir-faire et rester ouvert aux évolutions du monde : c’est peut-être là toute la force du Made in France aujourd’hui.
Un espace de dialogue et de rencontres
Dans un contexte marqué par l’incertitude, ces échanges prennent une résonance toute particulière : ils permettent non seulement de faire émerger des idées neuves, mais aussi de confronter des retours d’expérience concrets face aux mutations profondes que traversent les entreprises.
Toutes les régions étaient représentées, et plusieurs ministres ont fait le déplacement. Parmi eux, Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, était présent sur le stand du MEDEF Île-de-France.

À l’issue de ces deux journées à Roland-Garros, une conviction se dégage de la REF 2026 : l’avenir ne se construit pas dans l’attente, mais dans l’action.
Face aux incertitudes économiques, sociales et géopolitiques, le défi pour les entrepreneurs comme pour les responsables publics est désormais de savoir transformer les contraintes en opportunités, d’oser investir, d’innover, de transmettre et de préparer le long terme.

Le courage dont il a été question pendant ces deux journées n’est donc pas seulement celui de prendre des risques. Il est aussi celui de choisir une direction, de faire confiance aux forces vives de l’économie et de continuer à avancer lorsque l’avenir reste incertain.
La REF 2026 aura ainsi été un appel à l’action : ne pas attendre que l’avenir arrive, mais contribuer dès aujourd’hui à le construire.

Interview: Wendy
Rédaction: Hervé
Photo: Charles
Remerciement: Cédric
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