Dans un monde marqué par des transformations rapides, la pression sociale accrue, l’omniprésence du numérique et les incertitudes environnementales, la question de la santé des jeunes ne peut plus être abordée de manière fragmentée.
À travers ses initiatives, la Fondation CNP Assurances dessine une vision renouvelée du bien-être, une approche qui dépasse le cadre strictement médical pour intégrer une dimension plus préventive, plus globale et profondément humaine.
Ainsi, accompagner la jeunesse aujourd’hui ne consiste plus seulement à soigner, mais à anticiper, écouter et construire. Il s’agit de créer des espaces dans lesquels les jeunes peuvent développer leurs ressources intérieures, renforcer leur confiance et trouver leur place dans une société en mutation.
Présente lors du ChangeNOW Summit, la Fondation a réaffirmé avec conviction cet engagement en mettant en lumière des initiatives concrètes et des partenaires de terrain. Dans cet écosystème tourné vers les solutions, la santé des jeunes apparaît comme un enjeu indissociable des transitions sociales et environnementales.
À cette occasion, Airs de Paris a rencontré Fabienne Moreau, déléguée générale de la Fondation CNP Assurances.

La Fondation développe aujourd’hui plusieurs programmes en faveur de la santé des jeunes. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Nous développons en effet plusieurs programmes qui permettent aux enseignants de disposer d’outils concrets pour mieux accompagner les jeunes dans leur bien-être mental.
L’un de nos premiers projets, mené en partenariat avec le Learning Planet Institute, repose sur une série de questions permettant d’identifier les besoins et les forces de chaque élève.
À partir de ces données, une plateforme propose ensuite des outils pédagogiques adaptés, à la fois individuellement et collectivement.
L’objectif est clair : agir dans la durée pour améliorer le bien-être des jeunes.
Cette approche semble commencer très tôt ?
Absolument. Nous portons également un projet avec Ecolhuma, qui vise à développer les compétences psychosociales dès la maternelle.
Il s’agit de donner aux enseignants les moyens d’accompagner les enfants dans l’acquisition de compétences essentielles, comme comprendre leurs émotions, interagir avec les autres et construire leur équilibre.
La fondation agit aussi auprès de publics plus vulnérables ?
Oui, notamment à travers un programme dédié aux jeunes atteints de cancer, en partenariat avec l’association Sourire à la vie.
Nous y intégrons une activité physique quotidienne dès le début de la maladie. Les études montrent que cela améliore non seulement le bien-être, mais aussi l’efficacité des traitements.
Nous accompagnons également des jeunes dont un proche souffre de troubles psychiques. Ces situations les exposent à des risques accrus à l’adolescence.
Il est donc essentiel de les considérer comme des individus à part entière, et pas uniquement dans leur rôle d’aidants.
Et la santé mentale des jeunes ?
Oui, nous collaborons notamment avec FAGE pour développer une fresque de la santé mentale destinée aux jeunes.
Elle est déjà déployée auprès des étudiants, notamment en première année, et une version est en cours d’adaptation pour les lycéens.
L’idée est simple mais essentielle : permettre aux jeunes de comprendre ce qu’est la santé mentale, d’apprendre à en parler, de mettre des mots sur leurs ressentis, et d’être orientés si nécessaire.
La question des écrans est également centrale aujourd’hui?
Effectivement. L’année dernière, nous avons mené plusieurs actions marquantes sur ce sujet.
Nous avons notamment soutenu le défi « Dix jours sans écran », déployé à l’échelle nationale, qui a mobilisé élèves, enseignants et collectivités.
Nous avons également lancé des campagnes à destination des parents, pour les accompagner dans la gestion des usages numériques de leurs enfants.
Enfin, nous avons soutenu le documentaire Les écrans rois, réalisé par Carole Vianney-Bébès, diffusé sur Public Sénat et disponible sur France Télévisions.
Ce film analyse en profondeur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur les jeunes.
Quels sont les prochains axes de développement ?
Nous avons lancé en janvier un nouvel appel à projets, qui aboutira en juin. Il nous permettra de soutenir de nouvelles initiatives en faveur de la santé des jeunes, qu’il s’agisse de santé mentale ou physique.
Interview: Wendy
Rédaction: Hervé
Magazine Digital
Airs de Paris : 2026 Spring

https://www.airsdeparis.fr/publication/airs-de-paris-2026-spring/
FASHION : 2026 Spring & Summer

https://www.airsdeparis.fr/publication/airs-de-paris-fashion-2026-spring-summer/
Magazine imprimé

https://www.journaux.fr/airs-de-paris_mode-beaute_feminin_280044.html
Abonnement dans le monde

