Refashion : Tissu de Vérité

 

 

 

Le pop-up qui dévoile les dessous de la mode

 

Refashion réinvente les codes du shopping avec « Tissu de Vérité », un pop-up qui bouscule les habitudes et plonge le public au cœur de la filière textile.

Oubliez les cabines d’essayage et les caisses enregistreuses : ici, ce ne sont pas les vêtements que l’on manipule, mais les idées reçues. Les visiteurs sont invités à toucher, observer et expérimenter pour mieux comprendre l’impact de leurs gestes au quotidien.

 

 

Une boutique… sans shopping

 

En reprenant les codes d’un magasin de mode traditionnel, « Tissu de Vérité » les détourne habilement pour devenir un espace de prise de conscience.

L’objectif : déconstruire 10 idées reçues sur le textile, identifiées grâce à une enquête OpinionWay menée en 2025.

Ici, on ne repart pas avec un sac de shopping, mais avec des connaissances qui changent notre regard sur la mode.

 

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Parmi les questions soulevées :

  • Les vêtements déposés dans les points de collecte sont-ils vraiment redistribués gratuitement aux plus démunis ?
  • Les vêtements trop abîmés doivent-ils aller à la poubelle ?
  • Les points de collecte sont-ils réellement accessibles ?

 

Une expérience qui transforme notre manière de consommer

 

« Trier, réparer, donner » : trois gestes simples, mais qui, lorsque l’on comprend leur importance, deviennent la base d’une mode durable et désirable. Le pop-up montre comment un vêtement peut être réparé, transformé ou recyclé pour poursuivre son histoire.

 

En mêlant pédagogie, créativité et interactivité, « Tissu de Vérité » ne se contente pas de révéler la face cachée de la mode : il invite chacun à devenir acteur d’une consommation plus consciente. Une parenthèse inspirante pour toutes celles et ceux qui souhaitent concilier style, éthique et engagement.

 

 

Interview :

Sandra Baldini

 

Sandra Baldini ,  directrice du pôle Consommation nous éclaire sur la manière dont la réparation, le réemploi et la seconde main redessinent aujourd’hui les contours d’une nouvelle économie de la mode.

 

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Quel est l’objectif principal de l’initiative de cette exposition ?

L’initiative vise à rendre simples, accessibles et immédiats les bons gestes du quotidien, comme ceux que l’on peut avoir en entrant dans une boutique et en observant les produits. L’idée est de simplifier certaines pratiques que l’on ne connaît pas toujours ou sur lesquelles on a des idées reçues.

Par exemple, certains pensent : « Réparer ne vaut pas le coup » ou « Les vêtements trop abîmés, je les mets à la poubelle ». Pourtant, ces vêtements peuvent être transformés en matériaux utiles : panneaux, isolants thermiques ou phoniques. L’exposition lève le voile sur ces solutions souvent méconnues et donne à chacun les clés pour devenir acteur d’une consommation responsable, tout en restant stylé.

 

Pourquoi incitez-vous autant les consommateurs à la réparation ?

Parce que cela allonge la durée de vie des produits. Si l’on prolonge la vie de ses chaussures, de ses vêtements ou de son linge de maison, on n’a pas besoin d’en racheter.

Et le neuf est ce qu’il y a de plus impactant pour l’environnement, mobilisant des ressources naturelles et des procédés industriels importants.

 

Tout le monde n’est pourtant pas capable de réparer soi-même…

C’est vrai. Cela dépend de la complexité de la réparation. Sur les chaussures, c’est un geste technique ; sur les vêtements, c’est parfois plus accessible. C’est pour cela que nous avons mis en place un bonus réparation, financé par les marques, qui permet, chez un réparateur labellisé — cordonnier ou retoucheur — de bénéficier d’une remise immédiate. L’objectif est de rendre la réparation plus accessible et d’inciter les consommateurs à revenir vers ces artisans de centre-ville, qui possèdent un véritable savoir-faire.

 

Selon vous, à quoi ressemblera la mode du futur ?

La mode du futur restera avant tout une question de créativité. C’est la capacité d’être son propre créateur de tendances : mon style, ma signature. Cela peut être un vêtement chiné ou une veste héritée de mon grand-père que j’ai customisée et modernisée. La mode devient alors un véritable parcours créatif personnel.

Pour être stylé, elle doit rester synonyme de plaisir, d’esthétisme et de créativité. La mode n’est pas punitive, ce n’est pas l’austérité. Personne ne dit que demain nous devrons tous être habillés pareil.

Le modèle évolue également : la réparation connaît un regain d’intérêt et l’intégration de matières recyclées se généralise progressivement. C’est tout l’objectif de l’économie circulaire : réduire la pression sur nos ressources naturelles, tout en gardant une mode créative et personnelle.

 

Cette exposition est-elle avant tout pédagogique ?

Oui, elle porte sur 10 idées reçues qui peuvent bloquer les consommateurs et citoyens dans leurs pratiques. Parfois, il s’agit simplement d’un manque d’information. Par exemple, « Ma chaussette trouée, je la jette à la poubelle ». Non : elle doit être déposée dans un point de collecte, et peut ensuite être transformée en isolant ou panneau.

Cette boutique où rien ne se vend mais où tout se comprend permet de démontrer comment chacun peut devenir acteur d’une consommation plus responsable, tout en restant stylé. C’est très pédagogique et concret.

 

Information Pratique:

Adresse : 97, rue de Turenne 75003 Paris

Horaires d’ouverture :

  • Week-end 1 : Du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025

  • Week-end 2 : Du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2025

 

 

Interview :  Wendy

Rédaction : Hervé


 

 

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https://www.journaux.fr/airs-de-paris_mode-beaute_feminin_280044.html

 

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